Concert de Musique Classique : Water Music à Joliot !

Le jeudi 5 avril 2018, le lycée Joliot-Curie accueillait en ses murs la Camerata Melun Val de Seine pour un concert de musique classique. Pour cette 6ème édition de la manifestation organisée par la Communauté d’Agglomération Melun Val de Seine, les quelques 100 lycéens présents ont eu l’honneur d’assister à une interprétation magistrale des Water Music de Haendel. Petit retour en images…

L’exécution fut magistrale sous la direction de Jean-Michel Despin. N’oublions pas de saluer les performances de Dominique Hayer en amont pour les phases de préparation avant le concert ainsi que celle de Vinh Pham, violoniste, qui a fait découvrir l’instrument à nos élèves. Un grand merci à eux !

 

Enfin voici les notes de livret qui ont été mises à disposition des auditeurs.

Vous êtes à l’aube de vivre un grand moment ! Grand moment de solitude pour ceux qui ne vont pas adhérer… Mais pour les plus curieux, vous allez avoir devant vous quelques uns des meilleurs musiciens de l’Hexagone dirigés par le chef d’orchestre de renommée internationale Jean-Michel Despin.

Tout d’abord, comment vous présenter cette magnifique œuvre qu’est Water-Music ? Je n’ose me remémorer dans ma « lointaine » adolescence ce qui me venait immédiatement à l’esprit lorsqu’on causait Water Music… « La musique des waters » bien évidement !!! Tout l’intérêt du dispositif mené en partenariat avec la Communauté d’Agglomération Melun Val de Seine tend à déconstruire cette image malheureusement fort ancrée dans le subconscient de certains d’entre vous au moment ou vous lisez ces lignes.

Commençons par la découverte de l’auteur. Haendel ou Händel ? Il faut s’y prendre avec des pincettes. Les anglophones ne seront pas surpris.   Tout le monde connait l’expression « Handel With Care », prenez donc vos précautions. C’est ce que Dominique Hayer, notre éminent musicologue, s’est attaché à faire lors des conférences qu’il vous a dispensées en amont. Si vous n‘avez pas appris vos notes par cœur, ce qui m’étonnerait beaucoup, voici un succinct résumé de la  bio du monsieur, honteusement empruntée à l’ami Wiki :

 

 

 

« Georg Friedrich Haendel ou Händel (George Frideric Händel en anglais) est un compositeur allemand, devenu sujet anglais, né le 23 février 1685 à Halle et mort le 14 avril 1759 à Westminster.

 

Haendel personnifie souvent de nos jours l’apogée de la musique baroque aux côtés de Jean Sébastien Bach. Né et formé en Saxe, installé quelques mois à Hambourg avant un séjour initiatique et itinérant de trois ans en Italie, revenu brièvement à Hanovre avant de s’établir définitivement en Angleterre, il réalisa dans son œuvre une synthèse magistrale des traditions musicales de l’Allemagne, de l’Italie, de la France et de l’Angleterre.

Virtuose hors pair à l’orgue et au clavecin, Haendel dut à quelques œuvres très connues notamment l’oratorio Le Messie, ses concertos pour orgue et concertos grossos, ses suites pour le clavecin, ses musiques de plein air (Water Music et Music for the Royal Fireworks) de conserver une notoriété active pendant tout le XIXe siècle, période d’oubli pour la plupart de ses contemporains. Cependant, pendant plus de trente-cinq ans, il se consacra pour l’essentiel à l’opéra en italien (plus de 40 partitions d’opéra seria), avant d’inventer et promouvoir l’oratorio en anglais dont il est un des maîtres incontestés. »

 

Durant cette lourde tâche de préparation, Dominique Hayer a été accompagné lors de sa deuxième séance de travail par le violoniste soliste de la Camerata, l’immense Yaïr Benaïm. Vous souvenez-vous de la difficulté  à sortir un son audible de son instrument lorsqu’il vous l’a fait essayer ?

Pour vous présenter l’œuvre, je retournerai toujours aussi honteusement faire un petit copier–coller de chez l’ami Wiki :

« Water Music (Musique sur l’eau) est le titre d’une célèbre œuvre musicale de Georg Friedrich Haendel qui regroupe trois suites orchestrales.

Elle a été publiée partiellement en 1733, mais la date de composition et ses circonstances restent imprécises. Il est vraisemblable que cette musique a été jouée lors du voyage sur la Tamise du roi George Ier, le 17 juillet 1717, entre Whitehall et Chelsea, au moins pour les suites n° 1 et 2. Le nom du compositeur a été cité à cette occasion. Une barque contenant près de 50 musiciens accompagnait alors le navire royal. En revanche, la suite n° 3 a été créée le 26 avril 1736, à l’occasion du mariage du Prince de Galles avec la princesse Augusta de Saxe-Gotha. L’œuvre est représentative d’un style de musique d’apparat conçue pour l’exécution au grand air, et dont l’un des grands précurseurs fut probablement Michel-Richard de Lalande qui écrivit plusieurs pièces pour les fêtes versaillaises. En 1749, le musicien récidivera dans ce genre avec Music for the Royal Fireworks. »

Vous voici donc armés pour suivre le concert qui va commencer dans quelques minutes. Afin de se replonger pleinement dans l’ambiance de l’oeuvre, je vous rappelle que l’action se passe au début du 18ème siècle. A cette époque, aucune trace de téléphone portable, tablette, smartphone,  mp3… Je compte sur vous pour que tous ces engins diaboliques soient mis hors d’état de nuire pendant toute la durée du concert. Nous vous souhaitons de passer un agréable moment en compagnie de la Camerata Melun Val de Seine…

 

Merci à tous et à l’année prochaine pour la 7ème édition !

 

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